Dialogos imaginarios (2023)
Notes de programme
Dans le prologue du "El libro de los seres imaginarios", Jorge L. Borges déclare que "le nom de ce livre justifierait l'inclusion du prince Hamlet, du point, de la ligne... de l'hypercube, de tous les mots génériques... et peut-être, de chacun d'entre nous et de la divinité. Bref, presque de l’univers". L'imagination est peut-être l'arme la plus puissante dont nous disposons, celle qui peut défier les dieux et le temps, dans une lutte inégale mais inébranlable. Nous, humains, l'avons utilisée pour créer, détruire, affirmer et nier ; sa multiplication même - comme si Protée habitait chacun d'entre nous - est l'origine de toutes choses, comme l'insinue Borges.
Les pièces qui composent cette œuvre portent des titres qui font allusion à des dialogues peut-être impossibles, mais qu'il est possible d'imaginer. Nous savons que la musique est incapable de décrire une action, qu'elle ne peut pas dessiner un visage ou se souvenir d'un paysage en elle seule. Mais nous savons, avec une sorte de certitude ineffable, qu'elle nous interpelle dans le temps de son apparition, qu'elle dialogue avec nous (ou l'imaginons-nous simplement ?) et raconte, dans le son et le temps, son devenir.
La pluie, le vent, les animaux, la musique : autant de certitudes imaginées par la nature ou par les êtres qui l'habitent, données pour exister dans ce que nous avons l'habitude d'appeler la réalité.
Si quelque chose existe, alors tout peut exister. Ici, ces dialogues.
Représentations
| Saison | Date | Concert | Membre(s) |
|---|---|---|---|
| 2023-24 | Cinco ! | Stick&Bow |
Dans la presse
Dans le prologue du "El libro de los seres imaginarios", Jorge L. Borges déclare que "le nom de ce livre justifierait l'inclusion du prince Hamlet, du point, de la ligne... de l'hypercube, de tous les mots génériques... et peut-être, de chacun d'entre nous et de la divinité. Bref, presque de l’univers". L'imagination est peut-être l'arme la plus puissante dont nous disposons, celle qui peut défier les dieux et le temps, dans une lutte inégale mais inébranlable. Nous, humains, l'avons utilisée pour créer, détruire, affirmer et nier ; sa multiplication même - comme si Protée habitait chacun d'entre nous - est l'origine de toutes choses, comme l'insinue Borges.
Les pièces qui composent cette œuvre portent des titres qui font allusion à des dialogues peut-être impossibles, mais qu'il est possible d'imaginer. Nous savons que la musique est incapable de décrire une action, qu'elle ne peut pas dessiner un visage ou se souvenir d'un paysage en elle seule. Mais nous savons, avec une sorte de certitude ineffable, qu'elle nous interpelle dans le temps de son apparition, qu'elle dialogue avec nous (ou l'imaginons-nous simplement ?) et raconte, dans le son et le temps, son devenir.
La pluie, le vent, les animaux, la musique : autant de certitudes imaginées par la nature ou par les êtres qui l'habitent, données pour exister dans ce que nous avons l'habitude d'appeler la réalité.
Si quelque chose existe, alors tout peut exister. Ici, ces dialogues.