Nouvelle

Pourquoi aller au concert de… Chants Libres

Mario Gauthier
Samedi 31 mars 2012

  1. Parce que je hais l’opéra traditionnel.
  2. Parce que j’aime l’opéra à en mourir.
  3. Parce que je ne sais pas ce qu’est l’opéra (de kessé?).
  4. Toutes ces réponses!

Réponse: A! Et aussi — surtout — parce que Chants Libres travaille avec acharnement à démontrer — et ils sont les seuls à le faire au pays — que l’opéra, ce n’est pas que Bizet, Massenet, Puccini, Verdi, Wagner et tous ces autres compositeurs qu’on aime bien, mais qui, vraiment, engorgent les coulisses de la musique depuis longtemps.

Oh! Je ne veux pas dire ici que les classiques (en fait, tous les opéras composés avant le 20e siècle), n’ont pas leur place! Mais leur omniprésence sur toutes les scènes du monde occulte une réalité bien contemporaine, à savoir que non seulement, l’on n’a pas arrêté de composer des opéras en 1900 et des poussières, mais qu’on en compose encore aujourd’hui. Et qu’ils sont intéressants et proches de nous, par les thèmes et par l’esprit.

Extrait de la description du livret de l’opéra de chambre de Zack Settel que Chants Libres créera cette année, Alexandra:

«Ayant vécu plus de cent ans (1868-1969), Alexandra David-Néel, fut tour à tour, cantatrice, journaliste, féministe, bouddhiste, écrivain, exploratrice, philosophe. Elle osa partir à l’autre bout du monde à une époque où les femmes se sentaient peu douées pour l’exploit. Elle (… ) [voulut] aller au bout de sa vérité, toujours plus loin, se dépassant sans cesse elle-même…» (extrait des notes fournis par Chants Libres au Vivier)

On peut dire, à quelques détails près quand même, la même chose de Pauline Vaillancourt, directrice artistique de Chants Libres, qui, avec une persévérance hors du commun, propose, depuis plus de 20 ans maintenant, un nouvel opéra par année qu’elle met en scène avec une finesse d’esprit, un entendement et une hardiesse qui vont au-delà de toutes les normes.

Dites, avez-vous déjà vu et entendu un opéra écrit ici, maintenant, récemment?

Non? Jamais? Voilà l’occasion rêvée, voire privilégiée, de le faire, il me semble.