Histoires de gestes

L’histoire de la percussion est une histoire de gestes: l’acte de frapper bien sûr, que l’on associe immédiatement à la percussion, mais aussi secouer, frotter, racler, pincer, caresser, malaxer…

Participants

Programme

Description

Avec ces Histoires de gestes, Sixtrum s’intéresse plus particulièrement aux compositeurs qui utilisent le geste comme élément constitutif des œuvres elles-mêmes. Curieusement, nombre d’entre elles jouent avec le geste silencieux, ou aux confins du silence: c’est le cas de Pierre qui roule n’amasse pas paraddidles gather no moss du québécois Myke Roy, créée en 2009 par Sixtrum, qui met aux prises un «mime-sonore» avec son imagination musicale. La relation au silence est aussi présente dans les pièces de Gilles Mottet Oxymore et Jeux de miroir «où l’auditeur et l’interprète investissent le silence des références issues de leurs propres expériences du monde sonore».

Painting with Breath, du néo-zélandais David Downes, utilise le son créé par des bambous et des rhombes qui fendent l’air. Pièces de gestes, du belge Thierry de Mey, chorégraphie les mouvements de cinq paires de mains jouant sur des tables, tandis que Strings Attached du compositeur américano-australien Erik Griswold amène les interprètes à expérimenter différents geste d’émission de sons, en utilisant notamment des fils tendus, attachés aux baguettes des percussionnistes. Des sculptures sonores «live»!

Enfin, Mémoires de peaux du français Bruno Giner vient en contraste utiliser la frappe pure et puissante, quasi-chorégraphique et hautement virtuose, de six percussionnistes jouant sur des instruments à peaux.

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