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Pourquoi aller au concert du… Quatuor Bozzini

Mario Gauthier
Friday, January 13, 2012

Devinette simplette: qu’ont en commun les termes suivants? Jouvence, Parc de la, Sir Louis Hippolyte, Le Jardin des merveilles, borne…

Vous ne trouvez pas? Bien! Je vous en donne d’autres: ubérale, de lave, pleurer comme…

Toujours rien? Bon, un gros indice: fables!

Ah! Je suis sûr que là, vous vous doutez de quelque chose. Et si j’ajoute: La mouche et le coche, Le laboureur et ses fils ou… La cigale et… voilà, vous y êtes: fontaine. La Fontaine.

Sauf que, dans ce concert, il ne sera pas du tout question du sieur Jean, mais d’un certain «Thomas devant la fontaine éteinte», pour quatuor à cordes et narrateur.

Ça n’en dit pas long, hein? Normal. Nicolas Gilbert, compositeur (longue feuille de route malgré son jeune âge) et écrivain (deux romans à ce jour à son actif) est en train d’y travailler et le Quatuor Bozzini donnera l’œuvre en création. Et, comme en création, on ne sait qu’à la dernière minute ce que les choses seront, toute œuvre échappant d’emblée au compositeur…

Mais je ne suis pas inquiet. Le Quatuor Bozzini est un des meilleurs quatuors montréalais actuels. Qui plus est, ils explorent «avec un égal enthousiasme [j’entérine — NdA] le concert classique et les événements plus «éclatés». En sus, «sa programmation cherche à susciter des échanges entre des voix fortes et parfois subtiles, sans égard aux modes, et toujours avec un regard critique ne cédant jamais à la facilité». Si on ajoute à ça que, depuis leurs premiers concerts en 1999, ils ont commandé une centaine d’œuvres et en ont créé plus de cent cinquante, ça vous donne un aperçu du calibre de l’ensemble, de ses capacités et surtout, de son parti pris «radicalement contemporain»

Reste la question «Pourquoi aller au concert du Quatuor Bozzini?», je veux dire, à CE concert-là?

Réponse (je ne vous fais pas le coup de la devinette, cette fois): Parce que c’est un des concerts de leur série QB et que cette série est, d’une certaine façon, la plus en prise avec la création en ceci qu’elle est le «laboratoire de prédilection du Quatuor Bozzini, c’est le creuset où il expérimente sa programmation et établit sa ligne artistique, un équilibre délicat entre la stabilité et le risque».

C’est un parti pris rare de nos jours.