Nouvelles / Dépêches

ICI Musique célèbre les 50 ans de la Société de musique contemporaine du Québec

Lundi 20 février 2017

Les 23 et 24 février 2017, le 50e anniversaire de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) sera l’objet d’un véritable marathon d’activités sur le site d’ICI Musique (icimusique.ca/smcq50) Concerts en ligne, diffusion d’archives, émission spéciale, entrevues: tout est déjà en place pour faire de cette fête un moment inoubliable.

Première organisation au Canada à se consacrer entièrement à la diffusion de la musique contemporaine, la SMCQ contribue depuis un demi-siècle à promouvoir la musique de notre temps et à faire connaître les compositeurs actuels du Québec, du Canada et de l’étranger. Sur le fil de départ du marathon d’ICI Musique, les Soirées classiques proposent, le 23 février à 20h, HNE (24 février, 1h UTC pour nos auditeurs en Europe), une rencontre avec Walter Boudreau. Au micro de Mario F. Paquet, le chef et directeur artistique de la SMCQ parlera du présent, du passé et du futur de cette grande institution, abordant les moments marquants de l’histoire de l’organisation fondée en 1966 par Jean-Papineau Couture, Maryvonne Kendergi, Serge Garant et Hugh Davidson.

Suivra, à compter de 22h et jusqu’à 19h30 le lendemain, un grand défilé de concerts de la SMCQ enregistrés par la Société Radio-Canada entre 1967 et 2014. Au programme, un grand panorama d’un demi-siècle de musique contemporaine au Québec, avec des œuvres notamment de Claude Vivier, Serge Garant, Jean Papineau-Couture, Denis Gougeon, Michael Oesterle, John Rea, Michel Gonneville, Michel George Bregent, Walther Boudreau, Raynald Arsenault, Alain Lalonde et Simon Bertrand. Également au programme, des œuvres phares d’Olivier Messiaen, György Ligeti, Elliott Carter, Anton Webern, John Cage, George Crumb et Edgar Varèse, de même que des entrevues avec plusieurs des compositeurs et interprètes qui ont marqué l’histoire de la musique contemporaine au Québec ces 50 dernières années.

Deux diffusions en direct marqueront ce parcours. À 11h30 (16h30 UTC), le 24 février, nous vous présentons la webdiffusion audio, en direct, d’un récital de la pianiste québécoise Louise Bessette, donné au studio 12 de la Maison de Radio-Canada à Montréal. Grande spécialiste du répertoire contemporain et partenaire de longue date de la SMCQ, Louise Bessette interprétera des œuvres méditatives d’Arvo Pärt, de John Cage, de John Adams, de Giacinto Scelsi et des compositeurs canadiens John Rea, André Villeneuve, Ann Southam, Alexina Louie, Jeanne Landry, Serge Provost et François Dompierre.

Enfin, à 19h30, toujours le 24 février, vous pourrez entendre, en direct, la webdiffusion audio-vidéo du concert Berliner Momente, présenté à la salle Pollack de l’Université McGill, en ouverture du festival Montréal/Nouvelles Musiques. Au cours de ce concert, l’Orchestre symphonique de McGill jouera deux mouvements de Berliner Momente, l’immense cycle de pièces orchestrales composées par Walter Boudreau, en hommage à la capitale allemande.

C’est un rendez-vous à ne pas manquer, les 23 et 24 février.

La culture, le cœur du Québec: pour des carrières durables

Jeudi 16 février 2017

Ignoré lors du Rendez-vous national sur la main-d’œuvre, le milieu culturel lance une campagne pour un meilleur soutien aux emplois culturels et atypiques.

À deux jours du Rendez-vous national sur la main-d’œuvre présidé par le premier ministre Philippe Couillard, plus de 50 associations et regroupements du secteur de la culture interpellent aujourd’hui le gouvernement sur l’importance de prendre en compte la réalité des quelques 150 000 artisans, artistes, enseignants et travailleurs culturels et mieux soutenir leur contribution exceptionnelle à la société québécoise et à son rayonnement. A cette occasion, ils lancent la campagne La culture, le cœur du Québec — Pour des carrières durables, qui vise à encourager le gouvernement à adapter ses politiques et ses interventions aux travailleurs atypiques, dont ceux du secteur culturel, qui représentent aujourd’hui près de 40 % de la main-d’œuvre au Québec. Ils déplorent de plus que le gouvernement ne fasse aucune place au secteur culturel dans le cadre du Rendez-vous national sur la main-d’œuvre.

«La culture est bel et bien au cœur du Québec. Nous représentons 3,7 % de la population active, avec 150 000 artisans, artistes, enseignants et travailleurs culturels. Notre secteur représente 3,5 % du PIB. Nous mettons en valeur notre diversité culturelle, favorisons la cohésion sociale, contribuons au développement du tourisme, des régions, de la diplomatie, de la créativité et de l’innovation», déclare Christine Bouchard, directrice générale d’En Piste, le regroupement national des arts du cirque. «Il est temps que le gouvernement du Québec se penche sur les questions de main-d’œuvre propres à un secteur si important pour le Québec», poursuit-elle.

Les mesures et programmes gouvernementaux doivent s’adapter au travail atypique

Les discussions du Rendez-vous sur la main-d’œuvre aborderont notamment le thème des emplois du futur, et ne peuvent se tenir sans que le secteur de la culture soit consulté, font valoir les porte-parole. Ils souhaitent contribuer à la discussion et partager leur expérience, en particulier sur le virage du numérique auquel le milieu est confronté depuis plusieurs années.

Les associations et regroupements font également valoir que la réalité du monde du travail dans le secteur culturel est très représentative de celle de près de 40% de la main-d’œuvre québécoise, celle des travailleurs et travailleuses atypiques, qui cumulent les emplois, les mandats à la pièce, les contrats ponctuels et jonglent avec plusieurs employeurs. Ils déplorent que cette réalité soit complètement occultée des discussions au Rendez-vous national sur la main-d’œuvre et soutiennent que l’exclusion du

secteur culturel des discussions au Rendez-vous ne permettait pas d’identifier les bonnes pistes de solutions.

«Du côté des diffuseurs par exemple, le cumul de tâches et de responsabilités très variées qui va de la gestion d’une billetterie à la direction artistique d’une programmation exige des compétences spécialisées très diversifiées. Or c’est souvent une seule et même personne qui se retrouve en mode multitâches, faute de budget adéquat. Les conditions de travail n’ont aucune commune mesure avec celles d’autres milieux. On retrouve encore sur le territoire des structures entièrement bénévoles. Résultat: faute de moyens, nous vivons actuellement, à la grandeur du territoire, un essoufflement marqué des ressources humaines», explique Louise Martin, présidente de RIDEAU.

Les différents regroupements et associations représentent les domaines des arts visuels, de l’audiovisuel, de la danse, de la musique, du théâtre, du cirque et arts interdisciplinaires; de l’enregistrement sonore; de la littérature; des métiers d’art; de muséologie et patrimoine; du spectacle, de la variété et l’humour. Les intervenants ont pointé du doigt les politiques et programmes qui sont aujourd’hui complètement inadaptés aux nouvelles réalités du marché du travail.

Un secteur culturel dynamique, mais qui commence à manquer de souffle

«Au-delà de nos grands succès, nous vivons un véritable essoufflement», poursuit Jack Robitaille, vice-président de l’Union des artistes du Québec. «Comme plusieurs, nous avons subi des coupures importantes, nous devons nous adapter à un marché du travail en profond bouleversement, notamment avec l’arrivée du numérique. Comme travailleurs atypiques, ceux et celles qui font le milieu de la culture au Québec n’ont bien souvent pas accès aux grandes mesures de soutien d’Emploi Québec. De plus, nous sommes sans régime d’indemnisation durant nos périodes sans contrat, sans accès aux programmes de soutien à l’employabilité. On a une bonne réflexion à faire au Québec pour tenir compte de cette réalité en forte croissance», ajoute-t-il.

Les représentants du milieu culturel font des demandes précises au gouvernement

Les représentants du milieu culturel insistent également sur l’importance de réinvestir efficacement dans les programmes de formation et le développement de la main-d’œuvre afin que le secteur demeure innovant et durable dans un contexte de transformation du marché du travail.

Les 50 associations et regroupements interpellent ainsi le gouvernement sur deux recommandations essentielles pour la vitalité et la viabilité des emplois:

  • Intégrer un volet ressources humaines dans la future Politique culturelle pour décrire les réalités du secteur et intégrer des solutions qui répondent aux spécificités du secteur en matière d’embauche, de perfectionnement tout au long de la vie et de degré de polyvalence, de transition professionnelle;
  • Mettre en place un Plan d’action gouvernemental piloté par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec afin d’avoir une vision concertée entre les différents ministères1 et organismes concernés par les enjeux de la main-d’œuvre du secteur de la culture.

«Nous souhaitons que le Québec ait une vision globale dans ses politiques et interventions et avec tous les ministères concernés, afin que le secteur culturel demeure performant, créatif et innovant. Le gouvernement doit soutenir et encourager l’accès à des emplois de qualité, la formation professionnelle, l’intégration de la relève et préserver l’expertise pour des carrières durables en culture», insiste Paule Beaudry, directrice générale, La danse sur les routes du Québec.

À propos de la campagne

La campagne La culture, le cœur du Québec — Pour des carrières durables, est une initiative de plus de 50 associations et regroupements du milieu culturel de partout au Québec, dans les domaines des arts visuels, de l’audiovisuel, de la danse, de la musique, du théâtre, du cirque et arts interdisciplinaires; de l’enregistrement sonore; de la littérature; des métiers d’art; de muséologie et patrimoine; du spectacle, de la variété et l’humour. Ces artistes, artisans, enseignants et travailleurs culturels souhaitent encourager le gouvernement du Québec à adapter ses politiques et ses interventions aux travailleurs atypiques, dont ceux du secteur culturel (150 000 professionnels), qui représentent aujourd’hui près de 40 % de la main-d’œuvre au Québec.

Renseignements

Emilie Novales
COPTICOM
514-577-5838
enovales@copticom.ca

CQM

Prix Opus 2017: 22 nominations et 7 prix pour les musiques nouvelles

Lundi 6 février 2017

Hier avait lieu le Gala des prix Opus 2017, qui célèbre les artistes, interprètes, ensembles, organismes, compositeurs et musicologues qui se sont démarqués au cours de la dernière saison. Le Vivier, présent à l’événement, a vu rayonner ses membres tout au long de la soirée. En tout, 22 nominations, 7 prix et une prestation de Quasar — quatuor de saxophones.

  • Chants Libres remporte le prix pour le concert de l’année — Montréal et le concert de l’année — musique moderne, contemporaine pour The Trials of Patricia Isasa.
  • Bradyworks remporte le prix pour le Concert de l’année — musique actuelle, électroacoustique pour Instruments of Happiness — 100 guitares électriques.
  • DAME/ Ambiances magnétiques et Productions Fiolûtröniq remporte le prix du Disque de l’année — musique actuelle, électroacoustique pour Nébuleuses, Beta Lyrae (Terri Hron et Cléo Palacio-Quintin).
  • André Hamel, membre d’Espaces sonores illimités remporte le prix de compositeur de l’année.
  • Joane Hétu et Danielle Palardy Roger de Productions SuperMusique remporte le prix de Directeur artistique de l’année.
  • DAME/ Ambiances magnétiques remporte le prix Événement musical de l’année pour Année Jean Derome — 2015-16.

Chapeau à tous !

La 20e édition du Gala des prix Opus s’est déroulée à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal. C’est sous la direction artistique d’Alain Gauthier, pour une deuxième année consécutive, que tout le milieu musical et ses invités se sont réunis pour célébrer les artistes, interprètes, ensembles, organismes, compositeurs et musicologues qui se sont démarqués au cours de la dernière saison par l’excellence de leurs réalisations.

Mario F. Paquet et Katerine Verebely, animateurs d’ICI Musique, ont mené avec entrain cette 20e grande fête de la musique. Plusieurs performances à l’image de la diversité musicale ont ponctué la cérémonie. Le public a pu entendre une œuvre de Brahms revisitée par collectif9, le tango de la pianiste jazz Lorraine Desmarais, un clin d’oeil à l’Année Jean Derome par le quatuor de saxophones Quasar, Stéphane Tétreault au violoncelle et Lysandre Ménard au piano ont interprété une œuvre de Schumann et enfin la cantatrice Karina Gauvin a livré une performance émouvante accompagnée au piano par Michael McMahon. La fête s’est conclue avec l’ensemble de cuivres du Conservatoire de musique de Montréal. C’est à Jacques Clément qu’a été remis le prix Hommage pour souligner son engagement envers la musique et sa région d’adoption. Monsieur Clément a connu une fructueuse carrière au pupitre de l’Orchestre du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de différents orchestres de jeunes et de professionnels.

Plus de 30 000 $ de prix en argent

Au cours de la soirée, 26 lauréats ont été primés, dont 6 ont reçu un prix en argent. André Hamel, Compositeur de l’année s’est mérité un prix de 10 000 $ offert par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Julie Boulianne, Interprète de l’année, a reçu 5000 $ remis par le Conseil des arts du Canada. L’Orchestre symphonique de Montréal pour Le bal des enfants — L’aventure espagnole de Don Quichotte, Production de l’année — Jeune Public, s’est vu remettre 5000 $ par le Ministère de la Culture et des Communications du Québec. Le lauréat du Concert de l’année — Montréal la compagnie Chants Libres pour The Trials of Patricia Isasa, est reparti avec 3000 $ remis par le Conseil des arts de Montréal. La Fabrique culturelle de Télé-Québec a offert une capsule vidéo aux artistes de Concerts aux Îles du Bic, lauréat du prix Concert de l’année — Régions pour Vues d’Espagne, une valeur de 5000 $. Un don de l’entreprise Fordia a permis à BOP | Ballet-Opéra-Pantomime, lauréat du prix Découverte de l’année de recevoir une bourse de 2500 $.

Le Conseil québécois de la musique remercie ses partenaires pour leur contribution à cette 20e édition du gala des prix Opus: le Gouvernement du Québec, Musicaction, le Conseil des arts du Canada, ICI Radio-Canada, ICI Musique, la destination musicale de Radio-Canada, La Fabrique culturelle, le Conseil des arts de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal, la salle de concert Bourgie, ainsi que Le Devoir, Fordia, La Librairie Monet et La Scena Musicale.

Le CQM regroupe les organismes et les individus professionnels oeuvrant dans le domaine de la musique de concert. Par ses activités, il fait la promotion et travaille au développement du milieu musical professionnel québécois.

Cosimu: Formation Fonofone

Lundi 6 février 2017

Le 18 février prochain, le Centre de musique canadienne au Québec accueillera le compositeur Yves Daoust de Cosimu à l’occasion d’une séance de présentation et de formation sur l’appli Fonofone pour iPad et iPhone. (Le lancement officiel de l’application aura lieu le mercredi 22 février 2017 au Centre Phi de 17h à 20h.) «Cette formation passionnante vous mettra en situation d’explorer les possibilités inouïes de l’application. Sans équivalent dans l’univers des tablettes tactiles, celle-ci permet à des groupes d’enfants, d’adolescents ou d’adultes de travailler la matière sonore collectivement ou individuellement, sans formation musicale préalable. Un outil puissant conçu pour la pédagogie musicale et la création sonore.»

«Le Fonofone est le fruit de 15 années de recherches menées par le compositeur Yves Daoust et l’artiste multidisciplinaire Alexandre Burton. Il se présente à la fois comme un studio de musique électroacoustique et un instrument de chambre numérique.»

Quatuor Bozzini en tournée européenne

Lundi 6 février 2017

Le Quatuor Bozzini entame une tournée du 31 janvier au 15 février qui les mènera en Autriche, en Irlande et en Suède.

  • 31 janvier 20h, Vienne Porgy & Bess (Bauckholt, Kagel, Medekšaitė, O’Callaghan)
  • 2 février 11h, Cork University Seminar (Ives, Stravinsky, Webern)
  • 3 février 13h, Cork University Lunch Series (Barry, Oesterle, Schumann)
  • 5 février 16h, Boras Ny Musik (Grandert, Hallnäs)
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